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[Récit] Chroniques des Féals

 
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Arthur


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MessagePosté le: Lun 8 Jan - 21:55 (2018)    Sujet du message: [Récit] Chroniques des Féals Répondre en citant

Prélude 


Toute votre vie, vous avez eu l’impression que les choses n’étaient pas ce qu’elles semblent être. Que derrière la surface visible du M’Onde, se cachait une autre réalité indicible et invisible, influant subtilement sur la réalité. Peut être étaient-ce des ombres qui n’étaient pas où elles devaient être, ou bien des êtres autrefois aimés que tout le monde semblait mystérieusement avoir oublié. Vous êtes vous toujours consacrés à la recherche et à la découverte de cette réalité cachée ? Ou bien avez-vous continué votre vie comme si de rien n’était, occultant ces fariboles dénuées de bon sens ? Peut importe après tout, car la vérité vous est bientôt apparue, aussi clairement que brutalement. Le Néant s’est emparé de vous, instillant la marque de sa béance dans votre corps, votre esprit, ou votre âme. Mais pourtant, vous avez résisté à l’appel de l’abime, compensant la béance du Trauma par une nouvelle fuite en avant, et une communion plus rapide et plus spirituelle avec les Féals. Désormais vous ressentez le besoin irrépressible d’échapper au Néant. Des hallucinations toujours plus prégnantes vous font ressentir cette soif de trouver vos pairs, ceux qui ont été initiés par le Néant et y ont survécu. Guidés par ces rêves obsédants et en quête de réponse à vos questions, vous vous dirigez à présent vers la Cité-bibliothèque de Phalène, persuadés que c’est là que votre destin qui attends.  




 


Dernière édition par Arthur le Lun 15 Jan - 15:33 (2018); édité 1 fois
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MessagePosté le: Lun 8 Jan - 21:55 (2018)    Sujet du message: Publicité

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Arthur


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MessagePosté le: Mar 9 Jan - 22:44 (2018)    Sujet du message: [Récit] Chroniques des Féals Répondre en citant



Phalène


Géographie

Phalène est une antique Cité côtière de Chimérie. Contre vents et marées, elle dresse ses antiques piliers dans l’estuaire du fleuve Foror. Depuis ses toits, on distingue les îles des baronnies d’Aran, ancienne marche grifféenne. Bâtie sur une tourbière, la ville élève vers le ciel ses merveilles d’architectures mêlées d’influences chimériennes, draguéennes et grifféennes. Afin de préserver la Cité, ses premiers habitants ont érigé des piliers de pierre reliés par des voûtes et soutenant une gigantesque dalle, qui abrite le collegium, l’une des plus grandes bibliothèques du M’Onde. D’autres quartiers sont bâtis aux alentours, à l’ombre de la dalle, le long des piliers, puis en s’étalant vers la tourbière et le fleuve. Le territoire extrêmement réduit a poussé ses bâtisseurs à entasser les maisons les unes sur les autres, faisant de la ville une pyramide de masures percées de traboules et d’étales.

Histoire

Fondée au VIe siècle par la légendaire Sylène aux yeux d’argents, Phalène est une colonie chimérienne à la frontière de l’empire de Griffe. La légende raconte que, refusant de se donner au margrave qui avait pris la cité, se jeta du haut de la dalle du collegium. On dit que son corps se mêla à la tourbe et que son esprit hante encore les ruelles et les traboules. Fou de rage, le margrave envahit les îles d’Aran, déclenchant une série de guerres avec la Griffe. De 664 à 806, Phalène retomba sous le joug du griffon, ce qui explique l’omniprésence de l’architecture grifféenne dans le collegium. Après sa libération, les comtesses chimériennes prirent soin de préserver le lien mystérieux entre Phalène et les livres, fondant l’ordre des geôliers-copistes qui ont depuis assuré la prospérité de la Cité.

Economie

Phalène profite avantageusement de sa position côtière pour faire du commerce actif avec les Tarasque. La Cité est en effet sur la route d’Alectre, une des plus importantes Cités taraséenne, dont le passage annuel assure une bonne part du commerce de la Chimérie avec le reste du M’Onde et fait fructifier le lucratif commerce de d’ouvrages rares et de vélins réputés dans le M’onde entier. Toute une noblesse d’octroi, issue de la riche bourgeoisie commerçante, s’est ainsi développé aux marches du collegium. On dit que la ville regorgerait également d’ouvrages sur la lutte contre la charogne et le Néant, mais les geôliers-copistes prennent soin de préserver le monde de ces secrets en séquestrant les livres les plus dangereux.

Politique

La ville est un comtat dirigé par Dame Sepia, seule véritable maîtresse de ces lieux. En dehors de son pouvoir, plusieurs grandes familles sont parvenues à se hisser au sommet de la pyramide sociale :

* Les Plissordes ont fait fortune dans la reliure ont de juteux contrats avec Alectre. Le maître de maison, Elbert, espère que son fils Vlar prendra sa place. Il l’a marié à Elviale de Muril afin que leurs deux familles dominent la bourgeoisie.
* Les Muril sont sur le déclin. Dirigés par Nomelle, la veuve Muril, elle espère relancer son commerce de vélins. Nomelle a tout fait pour marier sa fille unique à un Plissorde afin de profiter des contacts de sa belle-famille.
* Les Seblan sont une parentelle taraséenne intégrée à la bourgeoisie locale. Elle lorgne depuis longtemps sur les Plissorde et n’a pas longtemps l’intension de laisser passer cette belle affaire.

Particularités

Le marché flottant se tient une semaine par an tandis qu'Alectre remonte l'embouchure du Fonor. Carnaval et foire aux livres battent alors leur plein, attirant les geôliers-copistes soucieux d'enfermer davantage d'ouvrages.

Le val zogroth de Phalène s'est installé dans le quartier des pourlures, sous la dalle du collegium. Ses rues ne voient quasiment jamais le jour et sont couvertes de mousses tandis que les maisons s'enfoncent doucement dans la tourbe, de nouveaux étages étant régulièrement construit.

La ville tire son nom des phalènes draguéennes employée comme principale source de lumière. En effet aucune flamme ne peut être allumée à Phalène et tout les feux s'éteignent mystérieusement. La nourriture y est donc consommée crue ou séchée.



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Arthur


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MessagePosté le: Dim 14 Jan - 22:53 (2018)    Sujet du message: [Récit] Chroniques des Féals Répondre en citant



Du lierre dans la Cité

Arrivés à Phalène pour des raisons différentes, chacun d'entre vous profite du temps qu'il reste avant l'arrivée d'Alectre. La ville, en plein préparatif pour la foire, est agitée d'une foule pressée et besogneuse. La ville se remplit d'une foule bigarrée venue juste pour l'occasion, les rues se couvrent d'étales de relieurs et de parcheminiers, tandis que de grosses matrones grifféréennes hèlent les badauds. Arrivé récemment avec sa muezzin le coruscant Péhiel, même la présence d'une licorne ne semble pas engendré plus d'émotions que ça, passé la surprise de circonstance. Et tandis qu'il s'esbroufe face à l'étroitesse des rues, d'autres font découvrir à leurs amis les merveilles phalènes, dont la fameuse place des lampions et la non moins célèbre maison des flammes froides, tenue par la maquerelle cliquetante. Mais dans toute cette agitation qui précède les grandes réjouissances, personne ne semble voir le mystérieux lierre métallique, surgit de nulle part, qui grimpe le long des murs de la Cité et particulièrement sur les piliers qui soutiennent sa dalle.

La mort vient du ciel

Soudain, un cri retentit et un cadavre tombe littéralement du ciel. Ses vêtements déchirés, couverts de sang, et ayant une forte odeur d'urine, sont visiblement ceux d'un notable, et il ne fait aucun doute qu'il est tombé du collegium. Son corps est maculé d'une multitude de petites griffures et morsures. Il ne possède quasiment rien sur lui : une chaîne en or, quelques documents d'archives aux pages arrachées et illisibles, et un sceau représentant un [PL] dans un livre.

Alors que la milice conclut promptement à un suicide, les personnages se rassemblent pour poursuivre l'enquête. Poussé par un étrange sentiment de proximité et l’angoisse face à ce lierre qui se développe et que nul ne semble voir à part eux, ils commencent à recueillir les petits bruits de la vie phalénoise. L’enquête du voisinage ne donne pas grand-chose. L’identité du mort est confirmée : Dredis, un érudit taciturne et réputé, travaillant souvent pour le compte d’une grande maison bourgeoise, mais sans guère d’informations supplémentaires, les habitants rejetant au contraire les mimétiques à l’apparence trop étrange pour eux.

La Cour impériale

Soudain, une matrone se met à hurler que Dredis a été tué parce qu’il allait devenir Prince de la ville. Interrogée elle informe que l’érudit se rendait régulièrement auprès de l’empereur de Phalène, Vernos, et conseille à ceux qui l’écoute d’aller le rencontrer dans le quartier des pourlures, sous la dalle du Collegium. Là-bas, sous le couvert d’une traboule, sur une péniche errant dans un canal boueux, « l’empereur » Vernos reçoit ses invités. Visiblement animé par une énergie mystique, cette parodie de seigneur, à la tenue mitée et accompagné de marquis et chevalier aussi pouilleux que lui, pose plusieurs questions, promettant de sacrer prince de la ville ceux qui parviendraient à y répondre :

- « Qui est vraiment la maquerelle cliquetante ? »
- « Quel pilier mène de la ville à la ville ? »
- « Quelle flamme ne peut jamais s’éteindre ? »

Tout en jurant que la réponse à ces questions permettra de comprendre ce qui menace sa ville, Vernos ne donne aucune autre information et disparaît sur sa péniche, engloutit par le quartier.

La danse du Néant

Alors que les quatre personnages quittent Vernos et les bas-quartiers, la nuit commence à tomber et chacun rentre chez lui. Invités par Neroisse à passer la nuit dans sa modeste demeure, une interrogation surgit soudain : où sont donc les autres ? L’espace d’un instant on les a simplement oubliés. Lorsqu'on les retrouve, les deux mimétiques sont hagards. Si Péhiel se remet rapidement de sa rencontre, Méandro semble sérieusement atteint par la danse effrénée qu'il vient de mener avec le néant. Ses mains tremblent et il ne murmurent plus que quelques phrases à peine audibles "Elle avait l'air si triste... trahie... la fille perdue". Sur les toits de Phalène, les pierres ont l'air un peu plus usées et le lierre s'étend encore davantage, tandis qu'on aperçoit le battement d'ailes de dizaines de papillons.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 19:51 (2018)    Sujet du message: [Récit] Chroniques des Féals

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